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Musique d'ambiance : quatre petits commerces sur cinq sont dans l'illégalité

Quatre petits commerces sur cinq diffusent de la musique d’ambiance illégalement et les acteurs du monde musical sont privés des redevances.

Photo : Getty Images / martinedoucet

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Vous entrez dans une petite boutique à l’atmosphère feutrée et l’ambiance vous séduit, surtout qu’une musique que vous aimez beaucoup joue en arrière-plan et vous rappelle cette fameuse soirée où…

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Sauf qu’il y a un os : dans quatre cas sur cinq, cette musique est diffusée illégalement et sa diffusion prive tous les acteurs du monde musical, de l’auteur et compositeur à l’interprète au producteur en passant par les éditeurs et les musiciens accompagnateurs – des redevances auxquelles ils ont droit.

Un sondage réalisé par la firme Léger dont La Presse canadienne a obtenu copie démontre en effet que si les trois quarts (77 %) des petites entreprises de 10 employés et moins diffusent de la musique d’ambiance, seulement 11 % d’entre elles ont versé les tarifs requis pour la diffusion publique de musique. Parmi celles qui en diffusent, ce pourcentage monte à peine à 12 %, contre 81 % qui n’en paient pas.

La première mention du droit d’auteur apparaît le 27 avril 1911 dans le jeune «Devoir», fondé un an plus tôt.


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La SOCAN a 100 ans

La première mention du droit d’auteur apparaît le jeudi 27 avril 1911 dans le jeune Devoir, fondé un an plus tôt, sous la signature de Georges Pelletier. Le célèbre journaliste deviendra le deuxième directeur du journal, à la suite du fondateur Henri Bourassa, poste qu’il occupera de 1932 à 1947.

« Le Canada entend adopter une loi de droits d’auteur conforme, en ses grandes lignes, aux termes de la convention de Berne, dit son texte. Dorénavant, tout auteur canadien qui fera enregistrer ses ouvrages au ministère de l’agriculture aura ses droits d’auteur toute sa vie durant ; et ses ouvrages ne tomberont dans le domaine public que cinquante ans après sa mort. […] Cette mesure n’offre guère d’intérêt pour le grand public ; mais elle en aura par contre beaucoup pour les auteurs canadiens, littérateurs, artistes, musiciens ou dramaturges. »

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